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11 mars 2010

Commentaires

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Sophissime

Salut :)
Avec une fille de 15 ans à la maison, je te confirme qu'elle adore prendre le contre-pied de ce que j'ai pu faire.
Sa classe a eu un débat en français sur le sujet. Et MA fille a été très fière de me rapporter qu'elle avait dit vouloir plus tard rester à la maison s'occuper de ses enfants...
Moi qui pensais avoir donner la preuve à mes filles qu'on peut à la fois travailler et être mère..
Mais plus globalement, je pense que c'est la trouille qui motive tout ça. On leur serine tellement que dehors c'est dur, que des employés de FT se jettent par les fenêtres, que le chômage bat son plein, qu'en 2012 c'est la fin du monde etc..Ma fille ne sent pas les épaules pour réussir dans un monde aussi dur, tout simplement. Alors on se recentre sur son foyer, c'est rassurant.

Daydreamer

prendre le contre-pied de sa mère, c'est aussi couper le cordon, c'est clair... A entendre Badinter sur France Info, il m'avait plutôt semblé qu'elle prônait le choix sans pression... mais bon, j'ai pas dû tout comprendre vu ce qu'elle se prend dans les dents depuis... T'sais, j'ai acheté 2 couches lavables pour le petit dernier, elles ont servi une fois chacune, c'est vraiment trop chiant... l'allaitement, par contre, c'était un plaisir, et il s'est arrêté lorsqu'il a cessé de l'être. A la seconde près. Quant aux petites purées maison, comment dire... quand je bossais, je n'avais pas du tout envie de me taper un deuxième boulot à la casa, alors, l'aîné a mangé des petits pots (bio... certes...) et après, il est passé à la même nourriture que nous... et aucun de mes moutards n'est néophobique (chiants, ça arrive, mais ce sont des garçons ;-))). Bref... je pourrais continuer longtemps... ;)

katal2

salut
Je pense que chacune a droit d'avoir son propre avis, ne sommes-nous pas en démocratie?
Vouloir arrêter de travailler pour ses enfants ou leur bichonner des petits plats (bio ou pas) n'est pas être l'esclave de son mari mais être juste gaga de sa vie de femme et de mère. Si elles en ont envi autant en profiter...
Etre féministe ou écolo ou tout se que vous voulez n'est que des mots pour moi, il suffit juste de faire se qui est bon pour soi, passer ses propres envies voilà le secret du bonheur pour ma part.
Bonne journée à tous et toutes

Solo

Je suis tout à fait pour le libre choix, et c'est ce qu'explique Badinter dans son livre. En fait, elle tend à montrer que certaines femmes renoncent à la maternité rapport à toutes les pressions qu'on leur impose (mais apparemment en France, on est un peu moins concernées).
Pour ma part, je ne conçois pas d'avoir fait bac+5 dans une école majoritairement masculine pour dire ensuite 'bon, ben, j'vais rester à la maison'. Ma fille n'a quasiment pas été allaité (mais c'est plus dû à une naissance difficile), elle a eu un mix pot tout prêt et repas maison (parce que quand on revient d'une longue journée de boulot, c'est parfois difficile de faire deux popotes), elle porte des couches jetables et elle n'a pas l'air malheureuse pour autant.
L'important, c'est de trouver le mode de fonctionnement qui nous va bien (quel qu'il soit).

Béatrice

D'accord avec Solo, l'important c'est de trouver le mode de fonctionnement qui nous va bien. 4 enfants, 4 modes de fonctionnement différents ici ;-)

Virginie B pour rosalie

en effet être libre de choisir est l'idéal...j'ai bcp travaillé pour les deux premiers parce que ça correspondait à une période de ma vie où j'avais envie de réussir et pour violette je suis heureuse de rester à la maison et du coup je profite pleinement de mes grands aussi !

Frédérique

Et pour celles qui ont fait le choix de faire une pause, vous ne craignez pas d'avoir du mal à vous remettre en selle professionnellement parlant.
Et quid des sous ? de ses petits plaisirs qu'on peut se faire sans avoir à rendre des comptes à son chéri.

Et quid du trou (s'il est de plusieurs années) pour vos cotisations vieillesse ?

Je sais, je suis terriblement terre-à-terre.

Daydreamer

pour les cotisations, ça compte quand même (s'arrêter de bosser pour élever un enfant ne fait pas de trou dans tes cotisations... ou alors j'ai rien compris... de toutes façons, "notre" génération ne connaitra pas la retraite ;-))

côté thunes, c'est une horreur (sauf pour celles qui touchent effectivement 80% de leur salaire, versé par leur boite... ce qui n'est pas mon cas, seule Mme Caf s'occupe de mes finances... pour un total de 830 euros par mois, tout compris... vaut mieux ne pas avoir un loyer à payer, ni de prêt en cours...), côté social, c'est une cata (moins grâce à internet et aux blogs... putain! merci internet!!! sérieux!) et côté ChériChéri, ça baigne (je précise qu'il fait la vaisselle assez souvent, prépare le petit déj des gosses toute la semaine sauf le mercredi, change les ampoules, fait le ménage, sort les poubelles, rentre les poubelles et fout les gosses au lit quand je suis à la danse... etc...). Et je lui ai dit hier que je partais faire la teuf à Paris en juin avec la bande des blogueuses folles, il n'a pas commenté... :D

je t'ai dit que pour les thunes c'était une horreur? ;-)))

Sophissime

Moi aussi je dois être terriblement terre à terre, mais je n'envisage pas d'être dépendante de l'homme que j'aime. (A part si je tombe malade bien entendu...)
Peut-être parce que j'ai divorcé une fois, que JE voulais partir et que j'ai bien constaté à quel point pouvoir subvenir à mes besoins était une bonne chose. De la même façon, je ne supporterais pas qu'il soit dépendant de moi. Trop de pression!
Oui c'est dur de bosser quand les enfants sont petits. Double métier, tout ça. Mais c'est dur pendant combien d'années? Mes filles ont 15 et 11 ans et honnêtement c'est cool maintenant. Et c'est cool depuis un moment! J'ai la chance de ne pas sortir trop tard et ne pas travailler le mercredi aprèm. J'arrive à concilier les deux comme ça.

Frédérique paresseuse

Daydreamer : en résumé, les 2 big problèmes, c'est l'isolement et le manque de sous. C'est ça ?

Sophissime : Je dirais que c'est dur les 5 premières années. Après, en effet, il faut avoir la chance d'avoir un emploi du temps souple ou au moins un break dans la semaine (ce qui n'est pas donné à tout le monde). A noter quand même, que dans la majorité des cas, ce sont les femmes qui se rendent disponibles car elles gagnent moins d'argent que leur mari.
Ou comment boucler la boucle et revenir sur le sujet de l'égalité hommes / femmes...

miss400

j'ai exprimé mon opinion là http://les400clics.hautetfort.com/archive/2010/02/13/elisabeth-badinter-le-feminisme-la-maternite-et-l-ecologie.html

je trouve dommage qu'on fasse un raccourci : couches lavables + allaitement = retour en arrière, ou contrepied de la génération d'avant.

Dans un cas comme dans l'autre il y a un jugement de valeur sur ces pratiques : ou bien on se révolte et/ou on balaye les efforts féministes des aînées.
Cela me semble très réducteur.

On peut allaiter par conviction, par plaisir, et même parce que c'est à mon sens le choix le plus évident d'un point de vue de la nature (et pas de l'écologie) : les veaux ont un développement optimum en étant nourri avec du lait de vache, les poulains avec du lait de jument, et les hommes avec du lait de femme.

Pour les couches, je n'ai jamais compris où était la contrainte, puisque les miennes en tout cas étant haut de gamme et plutôt techniques, je les fourre dans la machine sans y toucher (alors que toutes les mères, quand j'ai voulu m'y intéresser me prédisaient des séances de décrottage). Donc pour moi pas plus d'inconvénients que de laver ses petites culottes ou ses chaussettes.

Enfin quoi qu'il en soit chacune est libre, mais en toute conscience et connaissance de toutes les pratiques au réel.

Malheureusement beaucoup de jugements sans appel sont proférés de la part de personnes qui n'y connaissent rien (Elisabeth Badinter n'a probablement jamais allaité ni vu une couche lavable dernière génération).

je n'agresse pas les femmes qui n'allaitent pas et mettent des jetables (toutes mes amies d'ailleurs), je ne cherche pas des raisons profondes à leurs choix ou leurs refus, j'attends en retour la même chose.

C'est sûrement pourquoi je me suis sentie très offensée par les propos de Badinter, notamment sur le fait que j'étais alors nécessairement objet manipulé du patriarcat.

Ridicule! Mon mari serait le premier ravi que j'arrête d'allaiter ;-) Il ne faut pas oublier que ce sont les maris qui mettaient les bébés chez les nourrices...pour pouvoir disposer sexuellement de leur femme de nouveau. :-)

Frédérique paresseuse

J'avais lu ton article et j'espérais bien te voir réagir ici.
Tu ne crois pas que l'allaitement, en plus du plaisir et du côté pratique, réponde aussi inconsciemment à un besoin de """"réparer"""" (avec beaucoup de guillemets) le """""détachement""""" des mères des années 70 vis-à-vis de leur enfant ?

Pour les couches, toutes mes copines qui ont essayé ont galéré. Elles ne doivent pas connaître ta marque. (Au fait, tu les fourres vraiment telles quelles dans la machine ? Et keuouah, tu ne les laves pas à la main ? ;D).

Comme toi, je ne pense pas que ce soit un complot du patriarcat mais, le choix d'allaiter, d'utiliser des couches lavables, de faire soi-même ses petits plats implique forcément de passer plus de temps à la maison.

PMB

"Vous en pensez quoi, vous ?"

Eh ben... "ce qui me dérange là-dedans, c'est le manque de dialogue, la critique systématique, l'intolérance, la propagande... et la culpabilisation". Surtout la culpabilisation !

Ici, intéressante chronique :

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2817

Frédérique paresseuse

Je n'ai accès qu'aux premières lignes de l'article. Vous savez comment faire pour tout voir ?

miss400

ça serait bien naïf de ma part de croire que j'opère des choix en toute indépendance de mon éducation. Ma mère ne m'a pas allaitée une seconde, elle a passé mon enfance à travailler comme une damnée (par choix également, bien qu'elle s'en défende, enfin je ne vais pas m'allonger sur le divan :-)), il y a nécessairement une partie de ce passé qui a influencé ma décision. Pour moi c'était essentiel de passer du temps avec ma fille et de ne pas la faire élever par des mamies et des nounous.

L'autre partie étant mes convictions écolo, mon rejet des grandes marques et des lobbies, mon souci de corriger à ma mesure la grande marche sur la tête de l'homme du 20è siècle qui croit qu'il peut s'amender des impératifs de la nature (les trois derniers arguments étant liés) etc.

Bien sûr également, allaiter à la demande demande une plus grande disponibilité (les couches, je ne vois pas trop en quoi en revanche, sauf 2 minutes d'étendage en plus de la machine habituelle).

Je fourre tout! amis du scato bonjour : tant que les selles sont très liquides, absolument telles quelles dans le tambour. Avec la diversification, il existe des feuilles biodégradables que l'on pose dans le fond de la couche pour le caca quotidien. J'en mets une le matin avant le "don" de misscaca, je jette cette feuille ensuite dans la poubelle (ou les toilettes) et le reste en machine. Pour tes copines, qu'elles essaient les Bumgenuis (les non biologiques surtout) One-size. Valables de 4 à 18kgs, voile polaire au fond qui reste sec, lavage à 60°, séchage en quelques heures sur le fil.

Frédérique paresseuse

Eh bien moi, figure-toi que ma mère était femme au foyer, totalement dépendante financièrement de mon père...
Tu crois que les psys font des tarifs de groupe ?

miss400

mouahah. Pas de cartes de fidélité non plus maheureusement!

pour l'indépendance financière je te rejoins : j'ai vu trop de femmes se retrouver coincée avec un tyran ou quasi à la rue quand le mec se barrait au bout de 20 ans. Il faut pouvoir s'assumer au moins un minimum.

Hélène

Vous avez lu le livre ? Je suis en train et je me garderai bien d'écrire un article dessus tant que je ne l'aurais pas fini mais je n'ai pas l'impression qu'on peut réduire cet ouvrage à la seule notion de couches lavables ou à la répétition de sa propre histoire.

Hélène

Je parlais pour miss400.

Frédérique paresseuse

Hélène, le mieux, c'est d'aller le lui demander directement : http://les400clics.hautetfort.com/archive/2010/02/13/elisabeth-badinter-le-feminisme-la-maternite-et-l-ecologie.html

Ptisa

je pense qu'on est beaucoup culpabilisées par les magasines et donc on a une pression sociale pas facile à supporter. As-t-on déjà trouvé un article sur les bienfaits du biberon sur la famille ? sur les méfaits de l'allaitement sur la famille ?
et le bizness écolo ça existe aussi, c'est bien de tricoter de la laine bio et de faire manger des légumes bio, mais quand on promène bébé en poussette, personne ne trouve révoltant de lui faire avaler les gaz d'échappement des voitures, là aussi on est manipulées. Le livre de Badinter est sur ma table de chevet, dès que je finis celui en cours je me jette dessus.

Frédérique paresseuse

En effet, je n'ai jamais vu d'articles comme ça même si "ELLE", par deux fois cet automne, est allé à l'encontre de la bien-pensance actuelle en s'interrogeant sur les pratiques en vogue actuellement, et notamment sur le forcing exercé sur les jeunes mamans pour allaiter ce qui, en soi, est déjà une mini révolution.
Et très juste, ta remarque sur les gaz d'échappement. Là, tout va bien. Tout est normal !

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? Damien Guinet
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